lundi 30 avril 2012

Agriculture / Suivi: achat massif des terres agricoles au Lac St-Jean


(Source: Radio-Canada) Après avoir fait l'acquisition d'une centaine de lots agricoles au Lac-Saint-Jean, la Banque Nationale et l'investisseur privé Éric Dubé suspendent leurs achats de terres.


Le porte-parole de l'institution financière, Claude Breton, indique que la banque a choisi de conclure les transactions en cours depuis près de 18 mois, mais ne fera plus de nouvelles offres d'achat.

« Il est hors de question d'aller ailleurs si ce n'est pas un modèle gagnant, précise M. Breton. Les gens ont des appréhensions, ce sont des remarques pertinentes et on les entend. »
La Banque Nationale souhaite cultiver les terres dans le but de faire des rendements. Elle espère toutefois que le temps d'arrêt lui permettra de trouver un terrain d'entente satisfaisant pour ses propres intérêts et ceux des producteurs.

 
Au Lac-Saint-Jean, le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Domaine-du-Roy, Bernard Généreux, croit que l'institution financière a pris une sage décision. « Le temps d'arrêt va nous permettre de voir plus clair et d'être rassurés pour la suite des choses », dit-il.

De son côté, le président de la Fédération de l'Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Fortin, est soulagé de la tournure des événements, même si la banque ne se retire pas complètement du marché.
« Il peut y avoir d'autres organisations, d'autres institutions financières qui viennent dans la région, souligne M. Fortin. C'est important qu'on regarde le contrôle qu'on peut mettre. »

Les producteurs applaudissent aussi la décision de la banque. « Si on veut prendre de l'expansion, on ne sera pas capable de concurrencer une banque, affirme l'un d'eux. Elle nous finance, mais elle achète aussi. C'est problématique. »
« Ça fait monter la valeur des terres, ajoute un autre agriculteur. Ce n'est pas bon pour ceux qui veulent agrandir. Si c'est trop cher, ce ne sera pas achetable. »

Le 17 avril dernier, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Corbeil, a annoncé la réalisation d'une étude sur l'acquisition des terres agricoles au Québec.


 
Par Radio-Canada le 24 mars, 2013
Le président de l’UPA du Saguenay-Lac-St-Jean salue la volonté de Québec de protéger les terres agricoles
La volonté du gouvernement Marois de considérer le sol agricole québécois comme une ressource naturelle qu'il faut protéger et mettre en valeur réjouit le président régional de l'UPA, Yvon Simard.
Vendredi, le ministre de l'Agriculture François Gendron a présenté, devant 80 représentants du secteur bioalimentaire, les grandes lignes de sa future politique et a entendu les commentaires sur la meilleure façon de la mettre en oeuvre.
Le ministre s'est dit disposé à renforcer les pouvoirs de la Commission de protection du territoire agricole.

Pour le président régional de l'UPA, le milieu agricole ne peut qu'appuyer cette volonté de Québec de protéger les terres:

« Le ministre va s'assurer que les terres demeurent le patrimoine du Québec. Tant et aussi longtemps qu'il va favoriser ça, on va être derrière lui. On ne veut pas que ça serve à la spéculation. On veut que ça serve aux Québécois pour se nourrir », a-t-il affirmé.

Terres agricoles achetées par la Banque Nationale

Yvon Simard s'interroge sur ce que va faire la Banque Nationale avec les 10 000 âcres de terres agricoles qu'elle a achetés au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2011 et 2012.

Il espère que l'institution financière ne laissera pas en friche ces 10 000 âcres de terres. Si c'est le cas, ce sera néfaste pour le milieu rural.

« Dans un mois, on va commencer à penser à semer et on ne sait pas qui va cultiver les terres, s'il y a possibilité de les louer. Ça nous préoccupe. Ces terres-là ne sont pas cultivées cette année. Il y a un impact économique pour la région. C'est du travail dans les champs qui ne se fera pas. C'est du monde qui ne travaillera pas », souligne-t-il.

Le président régional de l'UPA affirme que la Banque nationale ne répond pas aux appels de son organisation depuis quelques semaines.

 
Mise à jour  -  28 avril 2013
Publié le 28 avril 2013
Par Louis Potvin (Le Quotidien)
Acquisition des terres controversées de la Banque Nationale
Charles Sirois, producteur agricole
(Saint-Félicien) L'homme d'affaires originaire de Chicoutimi Charles Sirois se lance dans le domaine de l'agriculture. Avec un associé, ils achètent toutes les terres agricoles appartenant à la Banque Nationale.
En effet, l'entreprise Pangea terres agricoles, propriété de Serge Fortin et Charles Sirois, va s'accaparer environ 5000 acres de superficies de terres appartenant à la Banque Nationale.
Une annonce officielle devrait être faite d'ici quelques semaines. On devrait également nommer qui aura la responsabilité de cultiver les terres.
Au bureau de Télésystem, compagnie appartenant à Charles Sirois, la personne avec qui nous avons parlé n'a pas démenti la nouvelle. « Monsieur Sirois a toujours été intéressé par les investissements agricoles «, s'est-elle contenté de répondre.
Pour preuve, Pangea terres agricoles a acheté le 14 décembre dernier quatorze terres agricoles pour une somme totale de 11,7 M$, dont la plus chère était 1,8 M$. Des terres agricoles situées à Mascouche, l'Épiphanie, l'Assomption et Saint-Sulpice. Ces terres appartenaient à Serge Fortin et Carole Daigle, l'associé de Sirois dans Pangea.
Pangea terres agricoles a été immatriculée le 24 août 2012. Les secteurs d'activités de la compagnie sont la culture du maïs et d'autres grandes cultures comme il est indiqué sur le registre des entreprises.
La compagnie Pangea a la même adresse que Télésystem, soit le 1250 boulevard René Lévesque à Montréal.
Les deux partenaires devraient s'associer avec des producteurs locaux pour cultiver les champs. Ces terres sont situées dans les secteurs de La Doré, Albanel-Normandin ainsi que Saint-Coeur-de-Marie.
Nutrinor
Selon nos informations, Pangea aurait rencontré Nutrinor pour une possible alliance. La responsable des communications à la coopérative, Sonia Tremblay, a affirmé qu'aucune entente n'a été prise avec de possibles acheteurs des terres appartenant à la Banque Nationale et que ce n'était pas la volonté de Nutrinor non plus.
Des agriculteurs avec qui le journaliste de Progrès-Dimanche a parlé pensent que le seul objectif de ces acquéreurs est de faire de la spéculation pour faire montrer le prix des terres et réaliser des profits. Déjà, certains constatent une hausse marquée du prix. Selon Financement agricole Canada, la valeur a augmenté de 19 % au Québec en 2012.
CAQ
Charles Sirois est le cofondateur de la CAQ et a été à la tête de Télésystème Mobile et Téléglobe. De son côté, Serge Fortin a oeuvré dans différentes entreprises de télécommunication comme Teléglobe et Bell. Aujourd'hui, il dirigerait SR Telecom.
Il a été impossible d'obtenir les commentaires du président de l'union des producteurs agricoles, Yvon Simard.
Reste maintenant à savoir si cette transaction créera la même commotion auprès des producteurs que l'achat massif réalisé par la Banque Nationale.
 
 

 
►►►Pour en savoir plus, voir publication datée du10 avril 2012 sur ce blogue (Agriculture / L’achat massif des terres agricoles au Lac St-Jean; devrions-nous nous inquiéter?)  
 
 
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