samedi 5 janvier 2013

La fête des Rois ou Épiphanie : 6 janvier


Il y a quelques années, la fête des Rois était une occasion de plus pour recevoir les membres de la famille et les amis à la maison.  C’était aussi une façon de souligner la fin des festivités saisonnières.  Pour l’occasion,   un gâteau était servi pour le dessert dans lequel on avait  pris soin de cacher un pois et un haricot avant la cuisson. Pour le service, le gâteau était partagé en autant de portions que de convives.  Ceux qui trouvaient le pois et le haricot dans leur portion de gâteau se voyaient couronner  Reine et  Roi de la journée ou de la soirée. 
C'était souvent le dernier "recevage'"du temps des fêtes.

Aujourd’hui, on retrouve  la galette des Rois  dans plusieurs pâtisseries pour continuer cette tradition.




Un peu d'histoire...




De coutume en culture
Jusqu'aux années 1960 au Québec, l'Épiphanie est une fête d'obligation importante.
Peu importe le jour de la semaine où ils tombent, les Rois se fêtent comme un dimanche et tous ont l'obligation d'assister à la messe. Selon les familles, la journée du 6 janvier est aussi l'occasion d'un repas appelé souper des Rois au cours duquel il est d'usage de déguster un gâteau spécial. Ce gâteau des Rois ou galette cache habituellement un pois et une fève qui, une fois repérés, servent à élire un roi et une reine d'un jour. La façon de procéder au tirage consiste généralement à couper le gâteau en autant de parts qu'il y a de convives. Ainsi distribués, les morceaux de gâteaux cachant l'un ou l'autre des trésors révèlent à l'assemblée leur roi et leur reine qu'on s'empresse de couronner.
On ne sait trop d'où vient ce gâteau ou cette galette mais l'hypothèse la plus plausible est en lien avec la symbolique de sa forme et de sa couleur. Selon les recettes traditionnelles, le gâteau ou galette des Rois a une forme ronde, généralement plate et est de couleur jaune dorée, sorte de rappel des coutumes païennes autour du solstice d'hiver (soleil) et du cadeau offert par l'un des Rois mages (or).
La coutume de l'élection des Rois est très populaire en France et c'est probablement par cette filière qu'elle s'est transmise jusqu'en Amérique. Sa première apparition en France remonte au XIVe siècle puis elle prend une grande expansion à partir du XVIIe siècle. Plusieurs voient cependant dans cette coutume des vestiges des Saturnales de la Rome antique. Au cours de ces réjouissances païennes, il était d'usage d'élire un roi au sort parmi les jeunes soldats romains. Ce roi avait le droit de lever tous les interdits pendant son règne d'un jour ce qui donnait lieu à de nombreuses bouffonneries. L'arrivée du christianisme a tôt fait de camoufler par des fêtes religieuses ces coutumes romaines considérées licencieuses.
Si au Québec l'aspect religieux de la fête des Rois est en perte de vitesse, la coutume de manger la galette persiste. On trouve en effet sur le marché à cette période plusieurs types de gâteaux pour célébrer les Rois. Dans plusieurs pays, l'Épiphanie marque l'apothéose des célébrations des Fêtes. À l'instar de Jésus qui reçoit les offrandes des Mages, des enfants du Mexique et d'Espagne, d'Allemagne ou de Russie doivent attendre le 6 janvier pour recevoir leurs cadeaux. Pour ces peuples, la coutume d'offrir des cadeaux le 6 janvier est davantage en lien avec les traditions chrétiennes d'Orient.


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