lundi 2 juin 2014

Des sœurs cloîtrées (Carmélites) à Dolbeau-Mistassini

Qui sont les Moniales Carmélites?

Monastère actuel des Carmélites
Elles sont des sœurs contemplatives.
Les Carmélites sont retirées afin de s'adonner à la prière continuelle. Elles vivent dans un silence constant.
Par définition, les sœurs cloîtrées se lèvent très tôt, prient beaucoup et s’occupent des tâches du jardin, de la maison et vivent avec leurs revenus qui sont constitués en majeure partie de dons, des travaux de couture, de la confection de chapelets en bois de rose et de la vente de pain d’autel (hosties)  qu’elles distribuent aux paroisses. 

La congrégation de Dolbeau a été fondée en 1957. Le monastère de Dolbeau-Mistassini est  un carmel ‘réfugié’ puisqu’il trouve ses racines au Nord-Vietnam.

Le carmel a occupé trois emplacements différents à Dolbeau depuis sa fondation en 1957. 
Le premier monastère (1957 à 1961) était situé en plein centre-ville, sur la 6ième avenue et le terrain entièrement clôturé attirait                                                   l’attention et différait du voisinage. 


 Le deuxième monastère (1961 à 1967) qui a abrité les Carmélites était à la sortie de Dolbeau vers Albanel, sur le boulevard Wallberg, dans un ancien édifice jusqu’à ce qu’elles fassent construire un tout nouveau bâtiment tout près de leur deuxième monastère.


Présentement situé sur le boulevard Wallberg, à la sortie de Dolbeau-Mistassini vers Albanel, entre la route régionale et la rivière Mistassini,  le  troisième monastère des religieuses Carmélites est visible  de la piste cyclable de la Véloroute des Bleuets ainsi que de la route 169. 

Nouvel emplacement
       
Monastère actuel (3ième)









Les religieuses Carmélites  sortent  rarement  du carmel (leur monastère) du boulevard Wallberg  soit  seulement pour voter, pour aller à l'hôpital...  Une personne extérieure à la communauté s'occupe de l'épicerie et des courses.


Elles vivent donc une vie de prière, de silence et de travail. Elles ne mangent pas de viande, sauf en cas de nécessité. Elles vivent dans la chasteté et la pauvreté.  Elles ont internet (surtout pour envoyer et recevoir des courriels de Rome) et la télévision.  Elles allument la télévision pour les grands événements seulement, comme pour ceux  télévisés au Vatican ou lors du tremblement de terre à Haïti  ou autres faits particuliers.

Un de leur travail (fabrication hosties)

 

Origine de la communauté des Carmélites déchaussées :
Les Carmélites forment un ordre mendiant cloîtré venu d'Europe. Ses origines remontent au XIIe siècle, alors que des pèlerins fondent un établissement d'ermites sur le mont Carmel, en Palestine, où le prophète Élie s'était réfugié selon l'Ancien Testament. Prenant le nom de Notre-Dame du Mont-Carmel, cet ordre quitte la Terre sainte au cours du siècle suivant pour s'établir en Europe. En 1452, l'ordre féminin des Carmélites est organisé. Sa règle monastique est toutefois réformée par sainte Thérèse d'Avila, en 1562. Connues sous le nom des Carmélites déchaussées, ces religieuses contemplatives se consacrent essentiellement à la stricte observance de la prière, du silence et du travail manuel.

Les démarches pour amener les Carmélites déchaussées à Montréal sont entreprises en 1854 par Mgr Ignace Bourget, évêque du diocèse. En 1873, Marie-Luce-Hermine Frémont, une jeune fille de Québec aspirant à la vie contemplative, est envoyée au monastère de Reims, en France, pour être formée. Mais la première carmélite canadienne décède avant de revenir établir un Carmel au pays. C'est donc un groupe de religieuses du monastère de Reims, sous la direction de mère Séraphine du Divin Coeur de Jésus (Adéline Lucas), qui fondera l'ordre à Montréal en 1875. D'abord logées dans un bâtiment de la rue Notre-Dame, les Carmélites emménagent dans un nouveau monastère sur l'avenue du Carmel en 1896.

Au cours du XXe siècle, les Carmélites déchaussées essaiment dans la province de Québec. Elles fondent des monastères à Trois-Rivières (1929), Québec (1950), Danville (1957), Dolbeau (1957) et Tewkesbury (1983).

Bref historique :
La vie des religieuses s'y déroule dans la paix et la contemplation jusqu'en 1931. Le déclenchement de la guerre sino-japonaise en 1931, et les conflits successifs se sont achevés par la signature du traité de Genève en 1954, traité qui allait diviser le Vietnam en deux, toutes circonstances qui obligèrent la communauté à quitter leur beau pays. La communauté se réfugie d'abord en France pour un séjour de trois ans. Voyant l'impossibilité de retourner au Vietnam la communauté cherche un lieu où s'établir et c'est un concours de circonstances tout à fait providentielles qui amène les seize carmélites de Hanoï à Dolbeau, situé dans le diocèse de Chicoutimi, au nord de la province de Québec.
LA COMMUNAUTÉ :
Depuis notre implantation en terre canadienne, les soeurs décédées ont été remplacées au fil des ans par du sang canadien venu de différentes provinces: Québec, Ontario et Alberta, deux soeurs sont originaires de la région du Lac Saint- Jean, et par deux soeurs d'origine vietnamienne. La communauté se compose actuellement de 5 soeurs vietnamiennes et de 7 soeurs canadiennes.  
TRAVAIL :
Notre gagne-pain principal est la cuisson du pain d'autel. D'autres activités sont aussi rémunératrices: la confection de chapelets de rose, la création de cartes, etc... L'été, un grand jardin vient garnir notre garde-manger de légumes et de fruits.
VIE FRATERNELLE :
Notre communauté vit le défi de l'ouverture à l'autre, par l'harmonisation de nos deux cultures : occidentale et orientale. Harmonisation dans tous les domaines de notre vie communautaire, qui demande de constants efforts d'accueil et de respect mutuel. 

Les deux récréations quotidiennes qui réunissent toute la communauté sont l'occasion de partage et d'échange fraternel.. Récréations qui se prolongent à l'occasion des grandes fêtes telles Noël, Pâques et le Têt (Nouvel An chinois)... La joie simple des enfants de Dieu est aussi une caractéristique des colombiers de sainte Thérèse et on peut dire qu'elle est toujours présente lorsque nous nous réunissons "en famille". Théâtre "maison", ski de randonnée, patinage, promenade, ou pique-nique près de la rivière Mistassini qui longe notre grand terrain, sont quelques unes de ces activités qui contribuent à garder notre cœur jeune et vigilant pour le service du Seigneur.




PARTICULARITÉ :
Chaque jour, l'Office de Tierce est récité avec la participation des fidèles avant la célébration de l'Eucharistie. 
Source :  http://www.lecarmel.org/communautes/soeurs/carmelites-de-dolbeau.php




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